Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Une Session Chambre centrée sur la transition agroécologique

Une Session Chambre centrée sur la transition agroécologique

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

La Chambre d’agriculture de Haute-Garonne poursuit son tour des territoires. Après Saint-Gaudens et Fronton, elle a profité du cadre magnifique offert par le château de Laréole, près de Cadours, pour se réunir en session le 22 novembre dernier, afin de valider le budget prévisionnel 2020 et de discuter du régime universel de retraite agricole. En parallèle, cette réunion a été l’occasion pour les élus de s’informer sur l’empreinte carbone et la démarche HVE (Haute Valeur Environnementale) des exploitations agricoles à des fins de valorisation financière.

 

Introduite par le Président Serge Bouscatel, la dernière session Chambre d’agriculture de l’année 2019 a permis de revenir sur l’année écoulée et les actions menées depuis l’investiture de la nouvelle équipe. Ainsi, dans une volonté de recréer du lien entre les différentes structures qui gravitent autour de l’agriculture, un tour d’horizon a été effectué afin de mieux travailler ensemble pour les années à venir. Le Président a ensuite présenté les projets territoriaux structurants sur lesquels les équipes techniques de la Chambre d’agriculture travaillent pour apporter de la valeur ajoutée aux exploitations du département. Il s’agit de projets collectifs de diverse nature : unités de méthanisation, création de réserves en eau, panneaux photovoltaïques, outils de transformations (huilerie, semoulerie,…), salle de découpe, légumerie, etc. l’objectif étant que chaque territoire du département ait un projet à développer.

Après cette introduction, c’est Sébastien Albouy, 1er vice-président, qui est revenu sur le projet agricole départemental (PAD). Les 4 réunions de secteur sont terminées et ont permis de rassembler une centaine d’agriculteurs. Toutes les thématiques ont ainsi été abordées, ce qui a permis de recenser une multitude d’actions à mettre en œuvre. Reste maintenant à les trier et les prioriser, de sorte à pouvoir présenter d’ici quelques semaines un projet départemental ordonné et quasi finalisé.

La suite de la session a permis de valider le budget prévisionnel de la Chambre d’agriculture 2020 : 7,7 millions d’euros et 80 équivalents temps plein. Un budget est l’expression d’une politique. Notons une action novatrice : la création d’un journal à compter du 1er janvier à destination de tous les agriculteurs du département. Ensuite, l’assemblée a délibéré sur une motion proposée par la FDSEA sur la création d’un régime universel des retraites agricoles. Bien qu’aucun ressortissant de ce syndicat n’ait été présent pour présenter cette motion, les élus ont tout de même souhaité la soumettre au vote, dans l’intérêt de tous les agriculteurs.

L’après-midi s’est poursuivie par deux présentations, l’une sur l’empreinte carbone et l’autre sur la Haute Valeur Environnementale. Ces deux présentations ont apporté des valeurs chiffrées et des éléments de réflexion sur l’impact de l’agriculture dans les émissions de gaz à effet de serre (GES), ainsi que des pistes de solution pour réduire son empreinte carbone et valoriser les pratiques respectueuses de l’environnement.

 

 

Suite à ses présentations, la session de la Chambre d’agriculture s’est clôturée avec l’arrivée du nouveau Secrétaire Général de la Préfecture, M. Denis Olagnon. Ce dernier est revenu sur les différents sujets d’actualité qui animent le département. Pour lui, les sujets abordés dans l’après-midi revêtent une importance particulière. Il y a un gros travail à mener sur la valorisation des productions et la communication, à la fois interne et vers le vers grand public. Là-dessus, la mise en place du PAD sera un excellent moyen d’aller au plus proche du terrain et de construire un dialogue pertinent. Le Secrétaire Général est ensuite revenu sur la consultation publique pour les zones de non traitement, qui a recueilli plus de 50 000 commentaires. Il s’agit d’un sujet sensible pour l’opinion publique et les services de l’Etat enjoignent l’ensemble de la profession agricole à converger autour d’une même charte de bon voisinage. Le versement des aides PAC et la gestion de l’eau ont également été évoqués par le représentant du Préfet. M. Olagnon a terminé son discours en se réjouissant de la de la collaboration existante et à venir entre les services de l’Etat et la Chambre d’agriculture de Haute-Garonne.

 


 

L’environnement au cœur des préoccupations agricoles

CAP’2ER et Label Bas Carbone

En élevage, un outil a été développé pour mesurer la performance environnementale des exploitations et construire des plans d’action : CAP’2ER. A partir de différents critères, cet outil permet de mesurer l’empreinte carbone des exploitations et de trouver des leviers pour améliorer les performances environnementales.

En complément, le Gouvernement a lancé le Label Bas Carbone pour encourager et récompenser les actions locales en faveur du climat. Pour les projets agricoles, c’est la méthode Carbon Agri qui a été choisie pour évaluer les réductions d’émission de GES en élevage. Cette méthode s’appuie sur l’outil CAP’2ER et permet de labelliser des projets « bas carbone » initiés par des groupes d’agriculteurs souhaitant monétariser leurs crédits carbone. Il s’agit donc d’une réelle opportunité pour les agriculteurs de réduire leurs émissions de GES tout en « vendant » le carbone stocké.

Le 1er appel à projet est sorti il y a quelques jours. La Chambre d’agriculture de Haute-Garonne va solliciter les éleveurs du département pour qu’ils rentrent dans cette démarche.

 

Haute Valeur Environnementale

Plus largement, le Gouvernement travaille depuis plusieurs années à inciter les agriculteurs à améliorer leurs pratiques agricoles. C’est ainsi qu’est née la démarche de certification « Haute valeur environnementale » (HVE). Initiée par les viticulteurs, cette démarche concerne toutes les filières agricoles et permet une certification de l’exploitation en totalité. Au-delà du respect de la conditionnalité des aides PAC, l’agriculteur a une obligation de moyens et de résultats vis-à-vis des pratiques adoptées, pour être certifié « HVE ». Il faut donc prouver un haut niveau de biodiversité (haies, bandes enherbées, etc.) et avoir un très faible recours aux intrants (moins de 30%).

Aujourd’hui, cette certification n’apporte aucune valorisation économique de la production (contrairement à l’agriculture biologique par exemple), mais elle permet de répondre à la demande des consommateurs (image plus « verte » de l’agriculture) et d’accéder à certains marchés : c’est le cas notamment en viticulture, où la certification HVE sera bientôt obligatoire pour accéder à la grande distribution.

Là encore, la Chambre d’agriculture est prête à accompagner les exploitants souhaitant faire évoluer leurs pratiques pour entrer dans ce dispositif. Au 1er juillet 2019, seules 2 exploitations haut-garonnaises étaient certifiées HVE (une en viticulture et une en grandes cultures), mais on constate un engouement assez fort vers cette certification, avec un grand nombre d’exploitations labellisées au cours des derniers mois.

 

Pour plus d’informations, contactez :

- Pour CAP’2ER et bas carbone : Aurélie BLACHON, responsable d’équipe en filière bovins : aurelie.blachon@remove-this.haute-garonne.chambagri.fr ou 05.34.46.08.66

- Pour HVE : Camille MAZA, viticulture : camille.maza@remove-this.haute-garonne.chambagri.fr ou 05.61.82.19.28