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Demande de reconnaissance de la zone intermédiaire : Une délégation du Ministère en Haute-Garonne : mardi 17 juillet

Dans un contexte de crise conjoncturelle pour les grandes cultures et en raison du moindre potentiel de rendement constaté sur notre département par rapport à la moyenne nationale, la Chambre d’agriculture de la Haute-Garonne a demandé dès juillet 2016, son classement en zone intermédiaire. Depuis, d’autres départements ont souhaité être également intégrés à ce zonage. Une délégation du Conseil Général de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Espaces Ruraux était donc reçue à la préfecture de Toulouse le 17 juillet afin d'entendre les arguments de la profession pour l’obtention de ce classement.

Messieurs Georges-Pierre MALPEL, Yves GRANGER et Dominique TREMBLAY ont écouté avec attention les caractéristiques et les contraintes de la filière grandes cultures régionale présentée par la profession agricole en présence d’Yvon Parayre qui détaillait les propositions d’actions et d’aides pour rendre plus compétitives les grandes cultures et la polyculture-élevage sur nos territoires.
La délégation s’est rendue dans l’après-midi chez M. Andrau à St Léon pour visualiser sur place les difficultés rencontrées par les exploitants en grandes cultures sur le département. Un dossier complet présentant les caractéristiques technico-économiques a été remis à cette occasion aux représentants du Ministère. En fin de journée, un repas dinatoire proposé par le Drive fermier toulousain était servi sur place à la délégation qui a pu apprécier la qualité des produits locaux de nos territoires.

Caractéristiques des Zones Intermédiaires  de la Haute-Garonne et de la région

Un potentiel agronomique inférieur à la moyenne nationale
Une des caractéristiques pour délimiter les Zones Intermédiaires est la forte proportion de sols de coteaux calcaires, caillouteux, peu profonds avec des réserves en eau utile faibles et avec des rotations courtes. Les Zones Intermédiaires sont des zones à moindre potentiel agronomique, comme l’attestent les écarts de rendements des principales grandes cultures (- 20% ) par rapport à la moyenne nationale. Ainsi, les rendements moyens départementaux pour la culture de blé tendre sont de 54 qx par ha (78% du rendement national) en raison des caractéristiques pédoclimatiques spécifiques à notre territoire.

Des rendements qui ne progressent pas
Il n’y a pas de compensation de la productivité / ha dans la région. Les rendements progressent peu, contrairement aux autres zones.

Des charges de mécanisation plus importantes
Les charges de mécanisation sont supérieures aux charges des autres régions en raison de la nature des sols, du parcellaire et des surfaces en coteaux nécessitant du matériel spécifique.

Une sensibilité aux aléas climatiques accrue
Les zones de grandes cultures de la région sont déjà frappées d’aléas à répétition depuis plusieurs années comme l’attestent les cartes des assureurs. Les excès d’eau avec leurs conséquences sur l’érosion des sols s’y rencontrent autant que les sécheresses.

Des résultats économiques en Occitanie très inférieurs à la moyenne nationale et nuls depuis 4 ans
Les résultats courants des producteurs de grandes cultures en Occitanie sont très inférieurs aux résultats nationaux. Ils chutent lourdement depuis 2013 et sont négatifs ou nuls en moyenne depuis cette période pour un grand nombre d'exploitants. Les situations de trésorerie de ces exploitants sont de plus en plus critiques.

 

Enjeux pour la filière grandes cultures de ces territoires

Les exploitations en grandes cultures et polyculture-élevage sont vitales pour la Haute-Garonne et l’Occitanie. La disparition de ces exploitations entraînerait la perte d’emplois induits en amont et en aval et la fragilisation des entreprises agro-alimentaires sur ces territoires.
L’objectif est de maintenir les capacités de production en terme de volume, de qualité et de valeur. Le renforcement des exigences sociétales environnementales, doublé de la survenue répétée d’aléas climatiques, augmente le poids sur l’effet milieu. Ainsi, l’accompagnement de la performance et de la résilience des systèmes s’impose comme une priorité.
Parmi les propositions d’accompagnement que la profession a présenté à l’administration pour maintenir la filière sur le territoire, on notera en particulier le maintien d’une politique d’accompagnement, des aides aux investissements spécifiques, la sécurisation de la production, la création de valeur ajoutée et la diversification des activités.