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Challenge 2018 des Sabots. Performances XXL !

Le concours des "Sabots" est organisé par France Conseil Elevage. Il récompense les meilleurs élevages en races allaitantes sur le plan génétique et sur le plan technique ainsi que leurs techniciens Bovins Croissance. Il se déroule à 3 niveaux : départemental (Sabots de bronze), régional (Sabots d´argent) et national (Sabots d´or). Bien que classés chaque année, les lauréats des sabots de bronze, d’argent ou d’or ne peuvent plus concourir durant les trois années suivant leur distinction.

Chaque année, les trophées "Sabots" récompensent les élevages les plus performants et qui progressent le mieux sur les résultats techniques et génétiques. Les performances animales sont l’un des facteurs clé de la réussite et de la rentabilité des élevages bovins allaitants. Elles assurent un certain niveau de productivité et une bonne valorisation des charges opérationnelles, notamment l’alimentation. Dans cette optique et s’appuyant sur les données de contrôle de performances collectées en ferme, le réseau Bovins croissance promeut les meilleurs de ses troupeaux adhérents. Sont ainsi mis à l’honneur ceux dont les veaux ont accompli une bonne croissance à sept mois (Poids Âge Type 210 jours) ; dont le potentiel génétique veaux sevrés (ISevr) et les qualités maternelles (IVMat) sont importants ; dont la productivité des vêlages s’approche d’un veau sevré par an et par vache (IVV, productivité, mortalité) et qui réalisent une bonne progression dans la maîtrise de ces critères. A noter que le calcul prend aussi en compte la taille de l’élevage.

Des critères décisifs
Chacun de ces critères sont décisifs dans la maîtrise économique d’une exploitation allaitante. La croissance est par exemple un indicateur important de l’alimentation, très utile pour suivre les coûts de production. Elle permet d’estimer la valeur laitière des mères et aussi le potentiel des veaux. Elle peut aussi permettre d’anticiper les dates de vente des broutards. Le niveau génétique - valeur maternelle (IVMat) et performances au sevrage (ISevr) - constitue des outils indispensables pour améliorer le troupeau, trier les animaux, raisonner les accouplements ou vendre des reproducteurs. Parmi les critères de productivité, un allongement de l’IVV moyen de plus 10 jours génère une perte économique de près de 1000 € pour 70 vêlages. Tandis qu’une hausse de mortalité de +5 % engendre un manque à gagner de 2500 € pour un même cheptel. Autant de critères technico-économiques qu’il convient de faire progresser dans un cheptel. Un travail dont la responsabilité revient certes à l’éleveur, mais dont la réussite tient beaucoup à la qualité du binôme technicien – éleveur. Un rapport privilégié que ce challenge vise aussi à mettre en avant.

3 élevages mis à l’honneur aux Pyrénéennes
Pour concourir aux sabots de bronze, il fallait faire partie des 195 élevages qui se sont vus établir un bilan génétique par bovins croissance. Seuls 20 d’entre eux répondaient aux seuils et critères de sélection pour le challenge. Et le vainqueur de chaque race a été récompensé dimanche 16 septembre lors des Pyrénéennes à St Gaudens.

Sabot de Bronze race Blonde d’aquitaine au GAEC d’en CAUSSE, représenté par Didier et Sylvain CODECCO

 

GAEC d’en CAUSSE

Comparaison à la moyenne raciale

Nombre de vêlages

82

+26

IVMAT des mères 

103.5

+5,4 pts

ISEVR des veaux 

102.4

+1 pt

PAT 210 jours 

327 kg

+39 kg

IVV moyen troupeau 

372 j

-28 j

Taux de mortalité des veaux 

7,1%

-4 pts

Résultats Sabots campagne 2017

Didier et Sylvain CODECCO sont installés en GAEC à Maureville dans le Lauragais sur une exploitation de polyculture élevage de 135 ha dont 81 ha de SFP, 53 ha de cultures et 1 ha d’ail. Seuls 15 ha de blé sont vendus, le reste des céréales est autoconsommé par le troupeau.La SFP est composée de 64 ha de prairies (dont 15 ha de luzerne et 15 ha de RGI), 11 ha de méteil et 6 ha de maïs-sorgho ensilés.

Le cheptel compte 85 vaches de race blonde d’aquitaine, ainsi que 20 montbéliardes pour la complémentation des veaux de lait élevés sous la mère.

A l’exception de quelques reproductrices, le troupeau ne produit que des produits finis pour la boucherie : veaux sous la mère, jeunes bovins et vaches grasses. Suite à la FCO et à la fermeture des marchés, les éleveurs ont fait le choix de tout engraisser « pour passer à côté des problèmes de commercialisation liés aux crises sanitaires ».

Pour répondre à la production de veaux de lait, les vêlages sont étalés sur l’année. Les résultats de reproduction sont très bons avec de bons taux de productivité et une mortalité relativement bien maîtrisée. L’élevage pratique beaucoup d’IA et fait confiance à la génétique amenée par le schéma d’AURIVA.

Depuis quelques années, Didier travaille à avancer l’âge au 1er vêlage des génisses afin « d’avoir autant de veaux avec moins d’UGB ». L’objectif est d’arriver à 26-28 mois d’âge au 1er vêlage. En gagnant 1 mois par an, avec 20 primipares, cela représente 2 veaux de plus produits chaque année.

Pour sécuriser les vêlages précoces, depuis 2016, l’éleveur fait mesurer les ouvertures pelviennes de la majeure partie de ses génisses avant la mise à la reproduction. Cela lui permet de repérer les génisses à faible ouverture pelvienne afin d’adapter l’accouplement et d’accentuer la vigilance au vêlage.

Mesure des ouvertures pelviennes : 283 cm2 pour des génisses de 512 kg à 16 mois

 

Sabot de Bronze race Limousine à l’EARL de BORDEVIEILLE, représenté par Marie-Claude et Thierry ROUILHET

 

EARL de BORDEVIEILLE

Comparaison à la moyenne raciale

Nombre de vêlages

27

-45

IVMAT des mères 

106.1

+8,3 pts

ISEVR des veaux 

109.7

+8,1 pts

PAT 210 jours 

309 kg

+35 kg

IVV moyen troupeau 

390 j

+8 j

Taux de mortalité des veaux 

7,4%

-1,6 pts

Résultats Sabots campagne 2017

Producteur laitier jusqu’au départ à la retraite de son père, Thierry ROUILHET crée en 2008 un troupeau limousin à partir de génisses achetées.

L’exploitation à dominante grandes cultures avec irrigation (80 ha irrigables) est située à Saubens en périphérie toulousaine. Elle compte 158 ha dont 19 ha de SFP et 139 ha de cultures : blé, orge, colza avec valorisation de l’huile, maïs et soja (alimentaire) irrigués. 30 tonnes de maïs et orge sont autoconsommées par le troupeau. Avec un chargement de 2,2 UGB/ha SFP, le système fourrager est volontairement intensif afin de garder les bonnes terres pour les cultures de vente.

Le cheptel, avec près de 30 vaches limousines, est conduit en insémination à 100%. Les vaches sont toutes inséminées sur chaleurs naturelles, dès les 1ers retours. Un planning d’accouplement est fait avec l’inséminateur.

Le troupeau produit des broutards, des vaches grasses, et quelques génisses pour la reproduction. Les veaux sont élevés en bâtiment. Leurs performances de croissance sont bonnes ce qui permet une vente à 6 mois et près de 300 kg. Les vaches sont engraissées pendant 5 à 6 mois avec une ration fermière et valorisées par un boucher à Auterive.

Principales ventes 2017

Catégories

Nb

Age

Prix / tête

Prix au kilo

Poids vif / carcasse

Broutards

13

6.3 mois

951 €

3.28

290 kgv

Vaches grasses

10

5.7 ans

2 565 €

5.08

505 kgc

Sabot de Bronze race Gasconne au GAEC des MIRACLES, représenté par Renée et Jérôme ESQUIROL

 

GAEC des MIRACLES

Comparaison à la moyenne raciale

Nombre de vêlages

26

-17

IVMAT des mères 

101.8

+3,8 pts

ISEVR des veaux 

102.9

+0,6 pt

PAT 210 jours 

252 kg

+10 kg

IVV moyen troupeau 

363 j

-29 j

Taux de mortalité des veaux 

5,5%

-2 pts

Résultats Sabots campagne 2017

Depuis 2002, Jérôme ESQUIROL est installé en GAEC mère-fils sur une exploitation de polyculture élevage de 120 ha située en Plaine à Calmont.

80 ha sont consacrés à la culture de blé, triticale et maïs grain irrigué. Chaque année, environ 28 T de céréales sont autoconsommées par le troupeau. Les surfaces fourragères occupent 40 ha de prairies temporaires diversifiées (prairies de mélange, luzerne, ray-grass, dactyle). Depuis 3 ans, un travail sur le choix des variétés et les mélanges de prairies permet d’augmenter le temps de pâturage estival. La mise en place de sorgho fourrager complète cette évolution.

Avec en moyenne 55 vêlages, le troupeau est conduit en 100% IA, pour avoir une progression génétique plus rapide et raisonner les accouplements vache par vache notamment pour les croisements. En effet, depuis 2006, Jérôme utilise des taureaux de race à viande (Charolais, Inra 95, Blonds) en croisement terminal pour améliorer la conformation des broutards.

Les résultats de reproduction sont très bons et le taux de réussite en 1ère IA approche les 70 %.

Les broutards qu’ils soient purs ou croisés sont commercialisés à un poids moyen de 300 kg à 8 mois. L’augmentation du nombre de croisés a permis d’alourdir la moyenne de vente et d’augmenter les prix de vente de façon significative.

Chaque année, 1 à 2 mâles sont vendus comme reproducteurs à la sortie de la station d’évaluation raciale.

Toutes les vaches de réformes sont engraissées sur l’exploitation et valorisées auprès d’un boucher local. Sur les 5 dernières années, l’allongement de la durée d’engraissement a permis d’alourdir les carcasses à près de 400 kg de moyenne.

Aurélie Blachon, Pôle élevage